Une femme sur cinq sera victime de viol ou de tentative de viol au cours de sa vie...
En France, 4 800 femmes sont violées chaque année...
Ces chiffres sont plutot effrayant, non ?!?
Mais en réalité, ce chiffre serait estimé à environ 50 000, pour diverses raisons, notamment le silence des victimes...
Mais quelles sont les vraies raisons de ce silence ?
Le violeur n'est très majoritairement ni étranger, ni célibataire (vivant seul), ni asocial, ni impulsif. Dans la plupart des cas, il est parfaitement intégré à la société, marié (ou vivant maritalement) avec des enfants. De plus, les études montrent que la plupart des agressions sont préméditées, une réalité qui vient invalider le fait que le viol correspondrait à une 'pulsion irrépressible et incontrôlable'. Enfin, dans 74 % des cas, la victime connaît ou connaissait son agresseur. C'est à dire que l'identité est connue, et que le violeur fait souvent partie l'entourage de la victime.
En France seulement 2% des viols sont suivis d'une condamnation !
Le silence est donc un élément important de ce problème. Or, celui-ci est-il purement psychologique ? Ne dépend-il pas de facteurs d'influence externes, de même que le jugement du viol par l'entourage d'une part, par la justice d'autre part, et par la société en général ?
Pour commencer, de trop nombreux clichés et stéréotypes concernant le viol sont encore d'actualité. On a l'image des femmes qui fantasment sur le viol, ou encore les remarques du type « T'as vue comment elle était habillée aussi ! ». Ou encore : « Les viols et les tournantes ne se passent pas par moins 30° mais surtout quand il fait chaud et quand un certain nombre de petites jeunes filles ont pu laisser croire des choses. »
En effet, certaines personnes pensent que le monde est juste et que tout ce qui nous arrive, nous arrive pour une raison. La victime l'a donc certainement mérité, car elle avait une attitude extravertie par exemple, elle flirtait avec le violeur. C'est une manière de se déculpabiliser, et de se rassurer en se disant que si l'on se comporte comme il faut, cela ne nous arrivera jamais. Cela est faux, archi-faux. Typiquement, les violeurs ne choisissent pas leur victime pour leur apparence physique (beauté naturelle, maquillage, vêtements, etc).
Enfin, sur le long terme, pourquoi ne reviendrions-nous pas à un cadre de vie plus sain ? Une société qui ne subirait plus le même matraquage sexuel et pornographique, que ce soit à la télévision, dans les publicités, sur les affiches dans la rue... Une société qui ne confond pas acte sexuel avec réussite sociale, ou domination, ou encore puissance... Une société qui prend soin de ses marginaux, plutôt que de les laisser errer toute leur vie, une société qui n'est plus capable d'accepter des comportements de violeurs...
A quand un changement des mentalités ?